Tout savoir sur le Tigre du Platane

Les beaux jours reviennent mais aussi les insectes qui prolifèrent avec la chaleur !

Parmi eux, le tigre du platane infeste les arbres du même nom et en profite pour investir les logements, suscitant de nombreuses questions. L'occasion de faire le point sur ce parasite nuisible pour les végétaux et agaçant pour les riverains.

Comment reconnaître le tigre du platane ?

Ces petits insectes se caractérisent par un corps noir avec une tache brunâtre au centre et des ailes blanchâtres et transparentes. Leurs larves, le plus souvent noires, atteindront, à l'âge adulte, 3 à 4 mm de long.

Les causes d'un mal de saison :

Originaire des Etats-Unis, le tigre du platane est apparu pour la première fois en France en 1975.

A Saint-Etienne, il se développe de manière importante depuis dix ans. Réfugiés sous les écorces du tronc pour passer l'hiver, ces parasites reprennent leur activité au printemps. Ils se nourrissent de jeunes feuilles et pondent le long des nervures situées sur leur face inférieure. Les larves se développent et de nouveaux adultes apparaissent fin juin, début juillet. Une seconde génération nait encore durant l'été, et même parfois une troisième dans les zones les plus méridionales. Puis les adultes entrent en hibernation et le cycle recommence...

Un insecte déplaisant mais pas dangereux :

Au-delà des dommages causés aux feuilles, ces insectes sont aussi source de gênes pour les riverains. En effet, ils volent autour des arbres infestés et peuvent entrer dans les habitations, se coller aux rideaux, aux murs et aux vêtements, ou encore tomber dans les assiettes des consommateurs assis en terrasses... Cependant, aucune allergie n'a été déplorée vis-à-vis de ce parasite qui reste plus déplaisant que dangereux.

La lutte contre le tigre du platane :

A ce jour, seuls des traitements chimiques s'avèrent efficaces pour se débarrasser temporairement de ces intrus, alors que la Ville de Saint-Etienne s'est engagée à respecter une charte "Zéro phyto, Zéro pesticide".

De plus, ces campagnes d'éradication sont peu satisfaisantes, car :

  • difficiles à mettre en oeuvre en raison notamment de la hauteur des arbres qui doivent être "pulvérisés" entièrement.
  • à l'origine de nuisances sonores puisqu'elles ont lieu la nuit au moyen d'engins à turbines.
  • chères car il faut traiter l'ensemble des platanes plusieurs fois par an, et ce, chaque année.

L'élagage ne permettant pas de résoudre le problème, plusieurs traitements biologiques sont à l'étude mais, actuellement, aucun ne donne de résultats probants.

 

 

 

 

 

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