Tribunes libres - mars 2017



MAJORITÉ MUNICIPALE

Ce sont les auteurs qui parlent le mieux de nous !

La 31e édition de la Fête du livre s’est déroulée du 14 au 16 octobre 2016. Ce sont plus de 140 000 visiteurs et près de 250 auteurs invités, dont 19 écrivains étrangers qui ont été accueillis à Saint-Etienne.

L’édition 2016 fut principalement dédiée aux lecteurs et auteurs entre 15 et 35 ans. Cette nouveauté dénommée dans le monde de l’édition « Les jeunes adultes », issue directement du web et de l’univers des réseaux sociaux, nous a permis d’accueillir la jeune auteure best-seller, Agnès Martin-Lugand, découverte grâce à son roman « Les gens heureux lisent et boivent du café », marraine de l’événement. Cette année fut également marquée par la présence, pour la première fois à Saint-Étienne, de Vincent Monadé, Président du Centre National du Livre, preuve d’une réelle reconnaissance dans le monde littéraire de notre Fête du livre.

Le festival « Les Mots en Scène », qui en est la principale singularité, développé sous la Gayola a permis à une vingtaine de compagnies théâtrales stéphanoises de mettre en espace 16 livres de la rentrée littéraire. Catel, auteureillustratrice de biographies dessinées de grands destins féminins, a parrainé ce festival en mettant en évidence le succès et la créativité de la BD et du roman graphique.

Cette belle fête populaire a regroupé 141 maisons d’éditions et 17 librairies et bouquinistes de Saint-Étienne. C’est ainsi que nous avons remis 7 Prix littéraires tels que Yannick Grannec, lauréate 2016 du Grand prix de la Ville de Saint-Étienne ou encore Deloupy pour le prix BD STAS / Ville de Saint-Étienne.

Le succès de cette 31e édition, placée sous le signe de l’audace stéphanoise, nous annonce une Fête du Livre 2017 encore plus prometteuse. Elle précédera la Foire du Livre de Francfort où le pavillon français sera imaginé et réalisé par l’École d’Art et Design de Saint-Étienne.

Marc Chassaubéné Hélène Pibarot Groupe Provoquons l’Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Vous ne regarderez plus jamais une fleur comme avant

Saint-Étienne a pris ses couleurs d’hiver. Les parcs et jardins de la Ville aussi et ce grâce au travail de nos jardiniers.

La mise en place d’un fleurissement créatif, durable et cohérent, respectueux des cycles naturels des plantes et des saisons, est le travail des jardiniers. Elle se fait en étroite concertation avec l’unité de production horticole, car c’est au sein des serres municipales que 12 agents travaillent à la production de plantes et fleurs (exemples de production annuelle).

Tout comme les urbanistes et les architectes, ils travaillent à l’embellissement de la Ville. Des études et sondages indiquent régulièrement – la dernière date de cette année – que les espaces verts sont plébiscités par les citadins. Or que seraient ces sites si plus de 100 jardiniers ne travaillaient pas quotidiennement non seulement à leur entretien, mais aussi leur embellissement ? Le végétal n’est pas un décor quelconque, ni un simple mobilier urbain. Nos jardiniers sont engagés dans une démarche d’aménagement et de gestion durable des espaces verts publics, depuis la phase de réflexion jusqu’à la mise en œuvre effective et concrète des projets.

Chaque jardinier entretient en moyenne 40 000 m2 d’espaces verts. La décoration florale permet de révéler l’art horticole des agents. Le fleurissement automnal en est la preuve : les couleurs choisies permettent de refléter, dans nos espaces publics, les forêts entourant la cité. Ils parviennent aussi à donner vie à nos ronds-points, comme lors de l’Euro 2016.

Bien sûr, leur esprit créatif sera aussi au rendez-vous au printemps prochain. Nous laissons aux Stéphanois le soin de découvrir ces créations avec un décor thématique de haute qualité.

Alexandra Custodio et Marie-Dominique Faure Groupe Provoquons l’Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Garder le cap

Le contexte national aura rarement été aussi défavorable aux collectivités territoriales. Le gouvernement actuel a ainsi décidé de réduire ses dotations au communes et intercommunalités de près d’11 milliards d’euros. À Saint-Étienne, cela se traduit par une diminution de 17 millions d’euros.

Bien entendu, les collectivités doivent prendre leur juste part des politiques de redressement des comptes publics.

Cela suppose néanmoins que l’État cesse d’alourdir la barque ! Rythmes scolaires et revalorisation du point d’indice de la fonction publique territoriale sont autant d’exemples de décisions unilatérales prises par le gouvernement.

Malgré ces contraintes économiques que fait peser le gouvernement sur les épaules de notre collectivité, les taux d’imposition des Stéphanois n’augmenteront pas car nous avons à cœur de tenir nos engagements.

Avec rigueur, dynamisme et maîtrise du budget, nous avons su poursuivre nos efforts de désendettement à 5 millions d’euros et maintenir un niveau d’investissement satisfaisant.

Malgré ce contexte extrêmement contraint, nous maintenons nos objectifs afin de restaurer l’attractivité du territoire et créer un environnement favorable à l’épanouissement de tous les projets que les Stéphanois souhaitent porter. Cette politique volontariste a permis de mobiliser tous les acteurs locaux et de rétablir la confiance des investisseurs. Nous en voulons pour preuve le nombre de grues se dressant à l’horizon.

Ce qui ne nous empêche nullement de poursuivre des politiques ambitieuses pour garantir l’action de nos centres sociaux, de nos amicales laïques et de soutenir notre tissu qu’il soit associatif, culturel et sportif.

Maîtriser nos finances publiques est une exigence éthique mais c’est aussi un impératif afin de rendre aux Stéphanois le meilleur service public local possible sans accroître la pression fiscale de manière inconsidérée.

Nora Berroukeche Patrick Neyret Groupe Provoquons l’Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Consommer moins pour vivre mieux

L’évolution des normes en matière de construction permet aujourd’hui d’atteindre un niveau de performance énergétique inédit. Toutefois, cela ne s’applique par définition qu’aux seules constructions neuves. Or, il va de soi que le parc immobilier, stéphanois comme ailleurs, est très majoritairement ancien et donc antérieur à toute réglementation thermique. Se pose alors systématiquement pour les propriétaires concernés la question de la rénovation énergétique de leur logement.

Et les enjeux sont de taille :

• Écologique : réduire la consommation d’énergie des logements limite les émissions de CO2 et contribue donc à lutter contre le dérèglement climatique.

• Économique : le logement est le premier poste de dépense des ménages français. Lutter contre la précarité énergétique permet donc de réduire les charges qui pèsent sur eux et ainsi augmenter leur reste à vivre et leur pouvoir d’achat.

• Attractivité résidentielle : le confort thermique est le premier critère de sélection d’un logement devant la surface d’habitation, l’exposition ou la vue. Il est donc indispensable de favoriser la rénovation énergétique dans notre ville où le parc ancien représente environ 75 % des logements.

Si ce constat fait l’unanimité, les solutions techniques et financières pour la mise en œuvre de la rénovation énergétique des logements sont souvent méconnues du grand public. C’est pourquoi, avec l’expertise et le soutien de l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat de la Loire (ALEC 42), nous avons fait le choix de développer une plateforme de rénovation énergétique afin de conseiller et accompagner les projets de rénovation des copropriétés et de l’habitat individuel. Ce service innovant, indépendant et gratuit permet aux intéressés d’obtenir des réponses concrètes et précises auprès de professionnels dans un domaine où s’empilent trop souvent les labels, les sigles et les organismes...

Jean-Pierre Berger Groupe Provoquons l’Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Harmonisation des résidences pour personnes âgées

La qualité de la prise en charge des personnes âgées dépendantes dans les établissements gérés par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de la Ville de Saint-Étienne est une des priorités du mandat.

Ce niveau d’accompagnement se traduit par un souci constant d’offrir les meilleurs services et prestations afin d’adapter l’offre aux besoins des seniors les plus fragiles.

Actuellement 10 établissements pour personnes âgées, dont 5 foyers logements, sont gérés par le CCAS de la Ville. Nous disposons de 462 places en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et 326 en résidences pour personnes âgées (RPA).

Toutefois, seules 77 % des résidences pour personnes âgées sont réellement occupées. Cela est principalement dû au maintien à domicile, le plus longtemps possible, des personnes âgées.

Pour faire face à l’allongement de la durée de vie, de plus en plus de familles se tournent vers les EHPAD.

Dans un souci de maîtrise des finances publiques, nous avons souhaité réorganiser l’accueil en RPA en privilégiant deux objectifs : l’amélioration de la qualité du service rendu aux personnes âgées et la rationalisation des moyens mis en œuvre afin d’éviter le gaspillage de l’argent public.

C’est le cas du foyer logement « Les Hortensias », construit en 1970. Ce bâtiment ne correspond plus aujourd’hui aux critères de sécurité et de confort des résidents.

Fort de ce constat, de lourds travaux de restructuration sont nécessaires et par conséquent, peu compatibles avec le bien-être et la tranquillité des résidents. C’est dans cette perspective que les résidents des Hortensias se sont vus proposer une autre solution de logement dans l’une des résidences municipales répondant au mieux à leurs besoins. La Ville de Saint-Étienne mettra tout en œuvre pour que ces transferts se fassent dans les meilleures conditions pour les personnes âgées des Hortensias.

Georges Ziegler Nicole Aubourdy Groupe Provoquons l’Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

D’agrès en agrès

Notre politique sportive vise à permettre à chacun de pratiquer une discipline quels que soient son niveau, sa situation et ses aspirations, et cela dès le plus jeune âge.

C’est pour ces raisons que nous avons souhaité accompagner et soutenir le Pôle France de gymnastique et l’Indépendante Stéphanoise à l’organisation de la 1ère Sainté Gym Cup Trophée Ville de Saint-Étienne du 24 au 26 mars prochains au Palais des Spectacles.

Depuis plus de 70 ans à travers la participation d’athlètes aux Jeux Olympiques ou encore aux championnats du monde, la gymnastique stéphanoise est présente au niveau international. Cet événement gymnique de haut niveau exceptionnel, orchestré par le pôle de Gymnastique et l’Indépendante Stéphanoise, se veut un rendez-vous annuel permettant aux gymnastes féminines de se préparer aux échéances internationales et plus particulièrement aux Jeux Olympiques de 2020.

Cette manifestation regroupera des gymnastes venant de toute l’Europe préparant les championnats d’Europe juniors et seniors. Nous aurons, et ce pour la 1ère fois sur le territoire stéphanois, des gymnastes de classe mondiale.

Plus qu’un concours international, c’est aussi un gala sous forme de show alliant gymnastique, danse, arts du cirque, sports urbains, dans une ambiance féerique de sons et de lumière. Nous ne pouvons qu’inviter les Stéphanois à assister à ce spectacle magique, où il ne fait aucun doute que les virtuoses de l’acrobatie sauront se dépasser.

Nous poursuivons notre stratégie fondée sur l’organisation de grands événements sportifs comme l’Euro l’année dernière ou encore le départ du Dauphiné en juin.

Brigitte Masson Jacques Phrommala Groupe Provoquons l’Avenir !

 

SAINT-ÉTIENNE L’AVENIR ENSEMBLE

Résidence des Hortensias : Fermeture annoncée

D’ici octobre 2017, la résidence pour personnes âgées « les Hortensias », située dans le quartier de Jacquard, aura fermé ses portes. L’annonce a été faite par l’adjoint en charge,

M. Ziegler, sans la moindre concertation préalable. Les conséquences sont multiples. Une telle annonce suscite de nombreuses inquiétudes pour les résidents et leurs familles qui avaient choisi ce type d’hébergement pour la stabilité du cadre de vie qu’il représentait. Comment le relogement sera-t-il organisé ? Selon quels critères ? Vers quelles autres résidences ? Comment seront prises en compte les conséquences financières pour les résidents ? Ces questions, déterminantes, ne peuvent être ignorées et auraient dû être travaillées en amont avec les usagers.

En termes de gestion municipale, là encore, les questions sont nombreuses. L’argument d’économies purement financières sera sans doute avancé ! Mais pourquoi fermer cette résidence ? Sur quelles bases budgétaires alors même qu’elle bénéficie d’un excellent taux de remplissage et que le bâtiment a été l’objet d’importants travaux de rénovation en 2016 ? Au-delà des seuls aspects financiers, la résidence des Hortensias était impliquée dans un projet de cohabitation intergénérationnelle avec la crèche « les P’tis Matrus ». Qu’adviendra-t-il de cette démarche innovante, reconnue nationalement, et plébiscitée par les résidents, les jeunes enfants et leurs familles.

Encore une fois, cette décision brutale, prise sans la moindre concertation avec les usagers concernés, est révélatrice d’une gestion municipale de courte vue, sans anticipation, faites de décisions prises au fil de l’eau et sans vision d’ensemble. Avec de surcroît un coffre fort à la place du cœur ! Elle vient surtout s’ajouter à la liste déjà longue des orientations prises aux dépens des plus âgés des Stéphanois et en contradiction totale avec la volonté d’être une ville « amie des aînés ».

Saint-Étienne, l’avenir ensemble Groupe PS-Républicains sainteavenirensemble @gmail.com

 

SAINT-ÉTIENNE L’AVENIR ENSEMBLE

La « démocratie » selon M. Perdriau

Depuis le début de ce mandat nous avons maintes fois dénoncé les nombreux reculs de la démocratie dans notre ville.

De moins en moins de conseils municipaux, leur contenu étant en outre réduit au strict minimum. Des conseils de quartiers interdits au public pour éviter les questions des habitants et les comptes-rendus dans la presse qui avaient le tort de révéler l’ampleur des questions non résolues comme la langue de bois des élus.

Mais cela ne suffisait sans doute pas à M. Perdriau et son directeur de cabinet omnipotent, après qu’ils aient ensemble désorganisé l’administration et introduit une ambiance déplorable.

Désormais, c’est dans les conseils municipaux et métropolitains que le maire déploie une agressivité inconvenante qui dépasse les bornes. Lorsqu’il est à bout d’arguments erronés et fallacieux, ce qui est fréquent, il se permet de ne plus redonner la parole aux élus de l’opposition.

Il a ainsi toujours le dernier mot, comme les dictateurs de pacotille qu’il semble prendre plaisir à singer. Quelle tristesse pour Saint-Étienne ! Saint-Étienne, l’avenir ensemble Groupe PS-Républicains 1 place Dorian 04 77 50 15 76 sainteavenirensemble @gmail.com

 

SAINT-ÉTIENNE GROUPE COMMUNISTE

Les Hortensias ne doivent pas fermer !

L’adjoint en charge des personnes âgées a choisi le repas de Noël à la résidence des « Hortensias » pour annoncer aux résidents sa fermeture en octobre 2017. Jetant ainsi dans un grand désarroi des personnes âgées déjà fragilisées.

Au-delà de l’indécence et de la brutalité de la démarche, des questions se posent.

Les personnes âgées en autonomie dans cette résidence ont organisé leur vie dans ce quartier dynamique de Jacquard.

Elles y résident comme si elles étaient chez elles avec des liens de voisinage et intergénérationnels favorisés avec la crèche située au rez-de-chaussée du même bâtiment.

Le dernier Sainté Mag titre en 1ère page « Une nouvelle ère aînée » et l’on voit un fringant jeune retraité aux cheveux grisonnants faisant son footing avec un I-Pod sur les oreilles. Et le maire d’indiquer dans l’éditorial que « La qualité de vie des séniors est l’une de nos priorités du mandat ». De qui se moque-t-on ? L’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé est une bonne chose, seules 17 % des personnes de plus de 85 ans sont en perte d’autonomie. Les

• de 60 ans représentent 23,8 % de la population, 31 % d’ici 2035.

Les résidences en autonomie répondent à une demande et si tout est fait pour faciliter le maintien à domicile, et c’est une bonne chose, cela doit rester un choix de la personne.

Ce service public doit échapper aux contraintes de rentabilité et répondre aux besoins de toutes les personnes âgées, dans leur diversité. Les faibles revenus ont aussi droit de « bien vieillir » et d’être accompagnés dans leur vieillissement progressif, c’est possible aux Hortensias (la moins chère de la ville) dont les locaux doivent être rénovés.

Le choix de fermer les Hortensias est un choix politique qui tend à limiter l’offre d’établissements publics pour personnes âgées, au moment où l’offre privée se développe. Refusons-le !

M. Bianchin et MH. Thomas groupecommunistesainte42 @gmail.com

 

SAINT-ÉTIENNE EN MIEUX

Ville/ Région : « le grand écart »

Au mois de janvier dernier, le rapport de développement durable a été présenté par la municipalité stéphanoise.

Le groupe Saint-Étienne en Mieux est au regret de dire que ce document n’était pas à la hauteur d’une grande ville qui serait résolument engagée dans des actions de développement durable.

Bien sûr, des actions sont menées dans ce domaine mais force est de constater qu’elles se cantonnent aux obligations imposées par les textes nationaux. Rien de plus ambitieux que la « norme » n’est engagé. C’est fort dommage pour une ville dont l’ambition est de rayonner au niveau régional, national, voire européen (d’après les dires de Mr le maire pour le passage en métropole).

Notre groupe remarque également que, sans les associations et en particulier la FRAPNA et la LPO, le rapport de développement durable aurait un contenu réduit comme peau de chagrin. Ces associations, indispensables donc à l’action dans les domaines écologiques d’animation, de transmission des savoirs et de préservation des écosystèmes ont cependant vu leurs subventions réduites de manière drastique par la Région.

Monsieur le maire a reconnu l’utilité de ces associations lors du conseil de janvier. Il est donc très surprenant de constater que les deux élus régionaux qui sont aussi élus de la municipalité (dont une vice-présidente de la Région) aient des « avis différents » suivant qu’ils siègent dans l’une ou l’autre des assemblées.

Notre groupe a interrogé ces élus sur le sujet en conseil municipal.

Aucune réponse n’a été donnée.

Ceci n’est pas très surprenant car on voit mal ce qui pourrait justifier un tel grand écart ! Olivier Longeon Stéphanie Moreau saintetienne.enmieux@ gmail.com

 

SAINT-ÉTIENNE BLEU MARINE, FRONT NATIONAL

La lice et sa compagne

En ces temps où sagesse et culture peuvent sembler bien éloignées de notre quotidien, sachons regarder derrière nous pour nous inspirer de nos grands anciens...

Une Lice étant sur son terme, Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant, Fait si bien qu’à la fin sa Compagne consent De lui prêter sa hutte, où la Lice s’enferme.

Au bout de quelque temps sa Compagne revient.

La Lice lui demande encore une quinzaine.

Ses petits ne marchaient, disaitelle, qu’à peine.

Pour faire court, elle l’obtient.

Ce second terme échu, l’autre lui redemande Sa maison, sa chambre, son lit.

La Lice cette fois montre les dents, et dit : Je suis prête à sortir avec toute ma bande, Si vous pouvez nous mettre hors.

Ses enfants étaient déjà forts.

Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette.

Pour tirer d’eux ce qu’on leur prête, Il faut que l’on en vienne aux coups ; Il faut plaider, il faut combattre : Laissez-leur prendre un pied chez vous, Ils en auront bientôt pris quatre.

Jean de La Fontaine, Livre II, fable 7 L’art de l’apologue n’est pas lui-même contemporain à La Fontaine, puisqu’il puisa son inspiration auprès d‘Esope (7e siècle avant J-C) et de Phèdre (1er siècle de notre ère). Les sages du Moyen-Âge ne disaient-ils pas eux-mêmes « Nous sommes des nains hissés sur des épaules de géants ». Sachons nous aussi nous appuyer sur la clairvoyance de nos prédécesseurs...

Groupe Saint-Étienne Bleu Marine

 

GROUPE DIVERS GAUCHE

Résidence des Hortensias Une fermeture qui pose questions : encore un désengagement !

L’annonce par la municipalité de la fermeture de la Résidence des Hortensias, en octobre prochain, a suscité nombre d’interrogations, chez ses résidents et bien au-delà.

Nous nous en faisons le relais parce que nous ne sommes pas sûrs que la situation ait été bien analysée par la municipalité.

Certes, des travaux de mise aux normes étaient à prévoir pour la résidence d’un montant conséquent. Mais ces mises aux normes sont le lot de tous les bâtiments qui reçoivent du public.

En outre, la municipalité avait engagé d’importants travaux de rénovation l’an dernier ; n’y a t-il pas dès lors risque de gâchis ? Mais l’essentiel, c’est le traumatisme lié à un déménagement pour des personnes âgées. Quelle que soit la solution de remplacement, leurs repères vont être bouleversés.

Bouleversement d’autant plus terrible qu’elles bénéficiaient d’un micro-climat stimulant avec la présence d’une crèche et de nombreux temps d’échanges avec les enfants, Sur la perte de ce lien intergénérationnel, la municipalité ne dit mot, se contentant d’avancer que les résidents qui s’entendaient bien seraient replacés dans le même établissement...

Enfin, ce déménagement nous inquiète au titre des ressources financières des résidents.

La municipalité le reconnaît elle-même, parmi les solutions de remplacement, l’une au moins sera plus onéreuse. Le coût du déménagement sera pris en charge par la Ville mais cette dépense ponctuelle n’est rien au regard des loyers qui se succèdent.

Tout cela fait beaucoup de questions et nous conduit à penser que la municipalité n’a peut-être pas mesuré tous les enjeux, préoccupée sans doute par le seul coût financier à court terme des travaux de rénovation.

Lors de la création du Gérontopole, la Ville avait communiqué à tout va sur son engagement en faveur des personnes âgées. De belles paroles que nos aînés de la résidence auraient sans doute aimé voir suivies de faits.

Nadia Semache André Friedenberg