Tribunes libres - juin 2017



MAJORITÉ MUNICIPALE

Fête des bonnes affaires !

Nous savons que l’animation d’une ville contribue fortement à la qualité de vie et à l’épanouissement de ses habitants. Parce que c’est aussi un facteur d’attractivité et de dynamisme, nous voulons faire de notre ville, une ville festive, animée et vivante ! Depuis trois ans, nous oeuvrons pour que les commerçants de Saint-Étienne puissent exercer leur activité dans les meilleures conditions possibles. La ville est plus propre, plus sûre et nous continuons d’y travailler. L’événementiel est également pensé avec les commerçants, pour faire de ces rendez-vous traditionnels de véritables temps forts pour toutes les générations. Cela passe par la mise en place d’animations régulières, pour créer du flux en hyper-centre, et ainsi soutenir activement nos commerçants avec des actions qui les touchent directement. La grande braderie en est un parfait exemple. Pendant 3 jours, les Stéphanoises et les Stéphanois vont pouvoir flâner dans les rues de notre ville pour dénicher la bonne affaire. Les commerçants sédentaires sortent leurs étals sur les trottoirs, auxquels viennent s’ajouter les stands des commerçants ambulants, faisant du centre-ville un grand marché à ciel ouvert. Ils pourront aussi participer aux multiples animations proposées place de l’Hôtel-de-Ville, épicentre de ces animations composées de structures gonflables et de jeux pour les enfants. Cette braderie prometteuse d’un nouveau succès devrait ravir petits et grands sur une plus large zone de chalandise car nous avons souhaité favoriser nos commerçants en leur accordant un tarif préférentiel pour leurs stands de vente. Une action concrète qui doit leur permettre une participation plus importante et de les voir déballer plus facilement et plus sereinement. Pour le plus grand bonheur de chacune et chacun d’entre nous.

Lionel Saugues
Caroline Montagnier
Eric Bargain
Alain Schneider
Groupe Provoquons l’Avenir !

MAJORITÉ MUNICIPALE

Le réveil de Saint-Roch

La démarche qui s’engage sur le quartier Saint-Roch s’inscrit dans la reconquête de l’attractivité résidentielle du centre-ville et la valorisation de son image. Cela permettra également de faire le lien entre deux autres grands projets qui vont dynamiser l’ensemble de ce secteur de la ville : d’un côté, le réaménagement complet du campus Tréfilerie de l’université Jean Monnet pour quelque 33 millions d’euros et de l’autre, la transformation intégrale du site hospitalier de la Charité en programme immobilier de qualité. Pour enclencher une mutation durable sur le quartier Saint-Roch, ce sont 3 millions d’euros qui seront investis les 3 prochaines années pour mener une action simultanée sur les espaces publics, les rez-de-chaussée vacants (il s’agit ici de tirer parti de l’expérimentation réussie de « la rue de la République du design » pendant la Biennale Internationale Design 2017) et pour l’amélioration de l’habitat. Pour l’occasion, un mode innovant de concertation a été retenu, répondant à un souci constant d’impliquer davantage les Stéphanois dans la vie de leur quartier. La construction de ce projet urbain conjuguera plusieurs moments d’échanges sous des formats et des modes d’animation variés pour toucher tous les publics concernés : habitants, commerçants, propriétaires, associations ou encore acteurs socio-économiques. Tout est mis en place pour réfléchir ensemble et répondre au mieux aux attentes des usagers actuels et futurs. Le « local projet », inauguré le 5 mai dernier, est le symbole de cette démarche. Il sera un lieu de travail in situ pour l’équipe, au contact des usagers, permettant ainsi de partager en continu l’information sur l’avancement du projet. Le quartier Saint-Roch a un très grand potentiel qui a trop longtemps été ignoré. Nous voulons offrir une meilleure qualité de vie à tous ses habitants comme nous nous sommes engagés à le faire sur l’ensemble de la ville !

Christiane Jodar
Groupe Provoquons l’Avenir !

MAJORITÉ MUNICIPALE

La propreté, une ambition collective

La majorité muncipale engage depuis le début du mandat un nombre important d’actions visant à améliorer le cadre de vie de chacun. Cette politique a pour colonne vertébrale l’exigence de propreté de l’espace public que nous nous fixons. Les 227 cantonniers de la Ville travaillent sans relâche à relever ce défi. Ils le font dans un cadre d’autant plus valorisant que chaque équipe se voit désormais attribuer un secteur spécifique d’entretien. Résultat, nos agents s’approprient leurs quartiers et nouent des liens plus forts avec les habitants qui s’habituent à leur présence tout en bénéficiant d’une plus grande autonomie. Répondre à votre exigence de propreté de notre ville doit aussi se faire dans les délais les plus courts possibles. C’est la mission des Brigades d’Interventions Sectorisées (BRIS) dont le but est de traiter en 3 h maximum des dégradations sur l’espace public. Ces brigades ont traité 1200 demandes en un an. Mobiliser des moyens humains est une chose, l’accompagner d’un investissement matériel en est une autre. C’est pourquoi nous avons investi à hauteur de 1,8 million d’euros pour l’acquisition de matériels à la fois plus performants et moins bruyants. Notre action pour la propreté de nos rues s’inscrit de manière plus globale dans notre politique de développement durable, et plus spécifiquement de la valorisation des déchets. La ville dispose de 2 déchèteries sur les 13 que comptent Saint-Étienne Métropole et qui ont permis de collecter 80 000 tonnes de déchets en 2016. Cet élément est essentiel car cela permet de réduire l’impact sur l’environnement et s’accompagne d’actions de sensibilisations importantes. Malheureusement, tous ces moyens ne sauraient suffire si l’ensemble de ces efforts ne sont pas suivis d’une prise de conscience collective et d’un comportement responsable de chacun. Les 25 agents qui composent la brigade environnement proximité sont là pour sanctionner les abus, mais rien ne remplace la civilité de tous.

Groupe Provoquons l’Avenir !

MAJORITÉ MUNICIPALE

Voilà l’été !

Ce sont des animations sur l’ensemble de la ville qui donnent ce parfum de fête si propice à cette ambiance conviviale de l’été. Cela passe par les rendez-vous musicaux de Music on Jaurès, par exemple, de juin à juillet, sous le kiosque de la place Jean-Jaurès les jeudis et vendredis. Au son du jazz, du flamenco, de la valse-musette, des rythmes brésiliens ou des musiques classiques ou de film, vous êtes invités à venir profiter de ces douces mélodies en fin d’après-midi.
Le NRJ Music Tour rassemble, sur la même scène, les artistes les plus appréciés au niveau national et international. La fête de la musique qui, sur 3 jours, va vous faire partager des vibrations et vous faire vivre des rencontres de musiques tous azimuts.
Les 18 et 21 juin, vous pourrez déambuler dans les rues de notre ville au rythme de la musique et de l’envie du moment. Plusieurs scènes de concerts divers et variés s’installent dans nos rues avec un large choix de sons et de rythmes qui raviront tous les publics. À Rochetaillée et à Condamines, les Roches Celtiques vous feront découvrir des danses et musiques dans la plus pure tradition celte. Un programme riche dans sa diversité, où les amateurs de danse trouveront une soirée qui leur est dédiée au Fest Noz. Depuis Rochetaillée, Terrenoire, le golf et Saint-Victor-sur-Loire, les feux d’artifice de la fête nationale illumineront le ciel stéphanois et feront briller, le temps d’une nuit, les yeux des enfants. Un beau voyage n’exige pas toujours de nouveaux paysages, ouvrez vos yeux et laissez-vous porter par les nombreuses animations qui s’offrent à vous.
L’animation de notre ville est une priorité. Elle contribue bien évidemment à la qualité de vie et à l’épanouissement de chaque Stéphanois. Pour que Saint-Étienne devienne une ville plus agréable où il fait bon vivre !

Lionel Boucher
Marie-Camille Rey
Groupe Provoquons l’Avenir !

MAJORITÉ MUNICIPALE

Accroître l’offre estivale pour les enfants

À Saint-Étienne, le tissu associatif local, riche et diversifié, permet de disposer d’une large palette d’activités tout au long de l’année. Mais les propositions sont pratiquement inexistantes en août. Or nous souhaitons que des activités soient proposées aux habitants tout l’été, et notamment que les structures de loisirs puissent profiter pleinement du potentiel naturel et sportif de la ville et de ses alentours.
Tous les petits Stéphanois n’ont pas la chance de partir en vacances. C’est pourquoi il est important de leur offrir l’opportunité de trouver une occupation tout au long de l’été. Les centres de loisirs extrascolaires peuvent ainsi leur permettre de pratiquer des activités ludiques. Un temps de vie et de partage estival contribue à la construction de la personnalité du jeune car ce dernier intègre plus facilement des valeurs d’entraide et de respect facilitant le bien vivre ensemble tout en développant le sens des responsabilités. Et lorsque sont organisées quelques nuitées en dehors du contexte familial, l’enfant découvre d’autres ambiances et gagne naturellement en autonomie, en adaptabilité, en sociabilité et en confiance. C’est donc pour toutes ces raisons que la Ville veut renforcer l’offre des centres de loisirs en août et impulse une grande réflexion en ce sens pour inciter tous les partenaires à la rejoindre dans cette démarche favorable à l’épanouissement des plus jeunes.

Groupe Provoquons l’Avenir !

MAJORITÉ MUNICIPALE

Des jeunes engagés

Par leur participation au Conseil Consultatif de la Jeunesse (CCJ), les jeunes Stéphanois de 15 à 25 ans, ou scolarisés à Saint-Étienne, peuvent s’impliquer dans l’émergence de projets pour toute la ville et tous les jeunes.
Ainsi en 2016, la commission santé du CCJ a lancé un concours novateur basé sur le concept d’un pocket-film. Il s’agit de produire un film de trois minutes à l’aide d’un smartphone sur une thématique définie au préalable.
L’an dernier, le thème choisi était la prise de risques liée à l’alcool. L’inspection académique a reconnu l’utilité d’une telle démarche et a décidé d’utiliser ces films comme support d’action pour la prévention santé des jeunes.
En 2017, une nouvelle opération de prévention a été lancée par les jeunes car le festival mobifilm est reconnu désormais comme un moyen efficace de communication et de sensibilisation entre jeunes. Son fonctionnement est supérieur à celui de l’utilisation de canaux ou de médias plus traditionnels.
Les vidéos de cette année sont axées sur les risques des réseaux sociaux. À terme, une capsule sera réalisée pour permettre une diffusion lors de campagne de sensibilisation dans les lycées.
Les jeunes de Saint-Étienne montrent qu’ils peuvent être altruistes et sensibles aux problèmes que peuvent rencontrer les adolescents et les jeunes adultes dans leur vie quotidienne. Ils cherchent, avec l’aide de la Ville, à trouver des solutions.

Groupe Provoquons l’Avenir !

SAINT-ÉTIENNE L’AVENIR ENSEMBLE

Mi-mandat : un bilan catastrophique

L’action du maire consiste tout à la fois à agir pour le quotidien et à s’engager dans des orientations qui impacteront le devenir de la ville pour les années et les décennies à venir. Dans ces deux domaines, non seulement les résultats ne sont pas au rendez-vous, mais les raisons de s’inquiéter sont nombreuses.
En matière de proximité, M. Perdriau nous avait promis beaucoup durant la campagne à propos de la propreté et de la sécurité. Nous allions voir ce que nous allions voir ! Et que voyons-nous ? Rien. Aucun changement. Mais où sont les avancées significatives ? Dans ce domaine, comme dans tous les autres d’ailleurs, les déclarations ne suffisent pas à masquer la réalité. Qui peut dire aujourd’hui, simplement en arpentant les rues de la ville, qu’elles sont plus propres qu’auparavant ? Qui peut dire qu’il perçoit les effets significatifs, en matière de sécurité, du recrutement de nombreux agents de police municipaux ? Personne. En revanche, tout le monde constate que tous les quartiers ne sont pas logés à la même enseigne et que, dès que l’on s’éloigne du centreville, la situation se dégrade. Ce que tout le monde peut constater également, c’est l’état des rues, des bâtiments, des équipements municipaux qui se dégrade de manière constante. Rien de plus normal puisque le budget d’investissement destiné à leur entretien a été amputé d’un tiers. Nous n’avons cessé de dénoncer ce choix budgétaire qui pèse directement sur le quotidien des Stéphanois. Nous pourrions allonger encore la liste des décisions qui pèsent négativement sur leur quotidien, comme la mise sous tutelle des conseils de quartier, la diminution des subventions aux associations, le doublement du prix des parkings souterrains du centre, etc. Mais nous voulons aborder dans ces colonnes les orientations prises par le maire qui pèseront lourdement, et pour très longtemps, sur le devenir de Saint-Étienne.
C’est d’abord le cas en matière de finances. Elles sont durablement et fondamentalement dégradées et avec elles, la capacité à financer les investissements. C’est une évidence, si le maire continue dans cette dérive, seules deux hypothèses sont envisageables : augmenter les impôts ou endetter massivement la Ville. Une décision que M. Perdriau léguera sans aucun doute à ses successeurs...
C’est bien sûr le cas au sujet de la troisième ligne de tramway. Un projet dont la collectivité n’a pas les moyens et totalement inutile. 100 millions d’euros engagés pour une ligne finalement interrompue à mi-parcours, une destructuration de plusieurs lignes de bus et un inconfort d’usage on ne peut plus contestable (changement de lignes pour nombre de voyageurs), une fréquentation bien trop faible pour justifier une telle dépense.
C’est également le cas en matière de commerces. Marcher en ville suffit à constater à quel point la situation se dégrade. Là encore, les effets d’annonce n’y font rien. Les devantures fermées se multiplient. Rien d’étonnant quand toute l’action du maire vise à promouvoir les périphéries dont le développement nuit inévitablement au centre-ville.
Le projet de pôle commercial à Monthieu est une hérésie. Il est dramatique pour le commerce de proximité comme pour le devenir de Centre-Deux. Il est une entrave majeure à une dynamique et une attractivité du centre-ville. Le départ de la Fnac, catastrophique, est significatif de ce que produira la politique de M.Perdriau pour le centre-ville. Une tendance mortifère que le maire accentue encore quand il accepte de vider le secteur de Tarentaize de son activité en validant le départ de la CPAM, quand il accepte une explosion du prix du stationnement.
Le départ de la Fnac symbolise à lui seul la politique de M. Perdriau et ses conséquences. Il faudra bien un jour qu’il l’assume.

Saint-Étienne, l’avenir ensemble
Groupe d’opposition municipale PS- Républicains
Mail : sainteavenirensemble@gmail.com

SAINT-ÉTIENNE GROUPE COMMUNISTE

Des échéances électorales complexes

Il ne faut pas croire que la période que nous vivons n’aura pas d’incidences sur notre vie communale. Certes, on pourrait sourire des alliances qui se font ou se défont au fil du temps, et les groupes qui constituent notre assemblée subissent vraisemblablement les soubresauts de la période. Une chose est sûre. L’austérité, qui est la toile de fond de la politique prônée par notre nouveau président, ne devrait en aucune façon favoriser les finances communales. Une incertitude demeure sur la fiscalité locale. Nous n’avons aucune garantie sur les futures ressources des collectivités. Pourtant, nous avons toutes les peines à assumer nos missions de service public. En témoigne le dossier sur la restauration scolaire qui traîne depuis la rentrée de septembre et qui semble s’éterniser, pénalisant de la sorte personnel et parents. Autre sujet qui nous inquiète : la réforme des rythmes scolaires qui se traiterait au bon vouloir de chaque municipalité. Les élues communistes dénoncent l’aspect inégalitaire de ce choix puisque le traitement de l’enfant sur l’ensemble du territoire ne sera pas effectué de la même manière, ce qui est pour le moins regrettable. Nous proposons que, sur ce sujet, les choix de la majorité municipale soient à nouveau débattus et ce en urgence. Trop d’associations ne pourraient se retourner d’ici la prochaine rentrée et lorsque l’on connaît les difficultés dans lesquelles sont enfermées ces structures, il nous paraîtrait judicieux de prévenir ce type de dangers. Un bilan précis doit être réalisé car l’état des lieux actuel laisse penser que dans l’intérêt de tous, il y a des améliorations à apporter. Ce travail ne peut se réaliser qu’en totale concertation avec tous les acteurs qui oeuvrent dans ce domaine. Il en va de l’avenir de nos enfants. Espérons simplement que notre maire et son équipe aient ce souci majeur de le traiter. Permettez-nous d’avoir quelques craintes, lorsque l’on voit le peu de transparence manifesté dans les choix opérés jusqu’à présent par la majorité actuelle.

M. Bianchin et MH. Thomas
eluscommunistessainte@gmail.com

SAINT-ÉTIENNE EN MIEUX

Commerces en difficulté

À mi-mandat de la municipalité de M.Perdriau, le bilan de l’évolution du commerce en ville n’est vraiment pas brillant. Sur une année seulement : fermeture de la Fnac, de Darty, du Café des Matrus, des commerces rue Léon-Nautin et rue Sainte- Catherine, des boutiques EDF… La ville continue sa désertification commerciale malgré les nombreuses promesses avancées pendant la campagne électorale de 2013-2014.
Le contexte national est avancé en réponse à ces fermetures en cascade. Or, si on ne peut pas nier l’influence de décisions nationales, il n’en reste pas moins que la vitalité du commerce local est fondamentalement liée aux décisions municipales et métropolitaines. C’est un choix de société, un choix politique.
La municipalité actuelle a fait le choix du gigantisme, de l’extension périurbaine avec le centre Steel et la zone de Monthieu. Les arguments avancés pour justifier le projet Steel s’avèrent d’ores et déjà faux puisque M. Perdriau avait affirmé qu’il s’agirait d’un centre dédié à l’équipement de la maison et qu’on apprend qu’il y aura bel et bien des commerces d’habillement entre autres. Dans un contexte économique difficile pour les Stéphanois, il est tout à fait illusoire de croire, et toutes les études le prouvent, que l’augmentation des mètres carrés commerciaux ferait augmenter la consommation (1).
Le budget consommé hors de la ville est un budget définitivement perdu pour les commerces du centre. L’emploi est également perdant avec une telle stratégie car les « petits » commerces sont source de nombreux emplois directs et indirects.
La vision d’une expansion par les très grandes surfaces est une vision dépassée, périmée, qui ne sert qu’à masquer les difficultés locales avec un vernis moderniste. Le groupe municipal écologiste n’adhère évidemment pas à cette vision de la société.

1 : voir ouvrage d’Olivier Razemon, « Comment la France a tué ses villes »

Olivier Longeon,
Stéphanie Moreau
Groupe Saint-Étienne en Mieux
1, place Dorian 42000 Saint-Étienne

SAINT-ÉTIENNE BLEU MARINE, FRONT NATIONAL

Du pays pastel au pays réel

À l’heure où ces lignes sont écrites, nous connaissons tout juste notre nouveau président, sacré champion bien avant le second scrutin par la sphère politico-médiatique. Même les stars du show bizz ont cru bon de crier avec les loups. Nicolas Dupont-Aignan a ainsi reçu les pires insultes de la part de ceux qui s’autoproclament pourtant représentants de la tolérance.
Au milieu de tant d’incohérence et de mauvaise foi, les débats se sont enflammés, et même au sein des familles, les fractures sont réelles, comme au temps de l’affaire Dreyfus. Difficile de garder la tête froide et d’entretenir des dialogues calmes et raisonnés...
Mais loin des idéologies, la réalité est pourtant là sous nos yeux : cette semaine sur le boulevard de la Palle, j’ai (encore) croisé des jeunes sans casque sur des deux-roues – ne roulant d’ailleurs le plus souvent que sur l’une des deux, et au nombre de passagers légèrement supérieur à ce qui est autorisé -. Je compose alors le 17 pour alerter du danger de ce type de conduite et des conséquences qui pourraient s’ensuivre. Et voilà ce que l’on me répond : « Ah mais non, je suis désolé, mais nous ne pouvons pas les contrôler... Vous comprenez, c’est dangereux ».
Mais qu’est-ce qui est dangereux? Le contrôle ou leur attitude? Et l’agent de me préciser : « Vous comprenez, en cas de fuite, s’il y a un accident, nous serons les responsables alors moi, je ne veux pas risquer d’aller en prison pour un simple contrôle. » Saint-Étienne est donc une zone de non-droit, c’est confirmé.
Terrible aveu d’échec et pilule bien amère... surtout après avoir récemment reçu 2 courriers pour excès de vitesse à la vitesse retenue de 133 km/h et 52 km/h. Dormez tranquilles, braves gens, l’État nous protège. Mais gardez cependant l’oeil ouvert sur la réalité des couleurs ternes que prend notre monde et que les médias tentent de nous peindre en pastel.

SAINT-ÉTIENNE BLEU MARINE, GROUPE DIVERS GAUCHE

Nouvelles rames de tramway : un bel outil pour Saint-Étienne

L’investissement consenti par Saint-Étienne Métropole pour l’achat de 16 rames de tramway dernière génération constitue une heureuse décision. Avec elles, les Stéphanois qui empruntent le tramway vont d’abord bénéficier d’un confort amélioré. Sièges ergonomiques, matériaux attractifs, qualité thermique en hiver et en été, beaucoup d’éléments sont réunis pour que le trajet des Stéphanois soit rendu agréable. Ces rames nouvelles, et c’est essentiel, vont également participer au développement des transports en commun dont on peut mesurer combien ils sont indispensables au développement de la ville et de l’agglomération. Le caractère écologique du tramway et les possibilités offertes avec lui de laisser sa voiture au garage contribuent à la fluidification de la voirie, objectif majeur pour la ville comme dans toutes les grandes agglomérations. Autre atout majeur fondamental de cet investissement : les heures de travail qu’il va générer avec la satisfaction, essentielle, en cette période économique encore fragile, que la fabrication soit assurée en France. Ce qui prouve que les filières industrielles de notre pays ont un avenir pour peu que les pouvoirs publics notamment leur fassent confiance. Le développement du tramway, avec cet investissement à hauteur de 52 millions d’euros, est donc une heureuse nouvelle car ce moyen de transport est devenu primordial dans la gestion de l’espace et des transports publics. Il conviendra de poursuivre dans la même dynamique dans les années futures afin d’offrir une capacité d’offre de voyages en hausse pour les Stéphanois. Sur ce dossier, le maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole, Gaël Perdriau, pourra compter sur le soutien républicain de notre groupe.

Nadia Semache
André Friedenberg
Groupe Divers Gauche