La vidéoprotection

Trois fois plus de caméras
En 2014, seules 83 caméras étaient implantées sur la voie publique. Aujourd'hui, 271 caméras sont installées dans nos rues et dans les principaux sites municipaux (médiathèques, gymnases, piscines...). C'est trois fois plus qu'en 2014. Ce maillage vidéo s'étendra encore cette année, notamment à Montreynaud, mais aussi dans les gares et devant les collèges, en concertation avec le Conseil départemental.
 

Un outil partagé 

L'importance de ce périmètre vidéoprotégé à Saint-Étienne est une ressource cruciale qui est  mise à la disposition de la police nationale. Celle-ci peut demander de récupérer une séquence filmée dans un secteur et à un moment précis, dans le cadre d'enquêtes liées à des crimes ou délits. En 2017, 868 demandes de relectures d'images par la police nationale ont été formulées contre 649 en 2014. 
 

La vidéoverbalisation

Les caméras de vidéoprotection permettent de verbaliser à distance. Une zone de vidéoverbalisation a ainsi été définie par le maire et étendue dès 2014. 
 
La zone de vidéoverbalisation concerne un secteur allant de la place Jean-Jaurès à la place du Peuple et englobe des axes perpendiculaires à la Grand'Rue, y compris des rues piétonnes comme la rue Alsace-Lorraine. 
 
En 2017, ce dispositif a permis de réaliser près de 3 000 verbalisations. 
La vidéoverbalisation peut également être appliquée en dehors de cette zone dès lors qu'il s'agit d'infractions au code de la route. Non-respect des « Stop » ou des distances de sécurité et usage interdit des voies de bus figurent parmi les infractions vidéoverbalisables, auxquelles s'ajoutent depuis décembre 2016 le non-port de la ceinture de sécurité, le non-port du casque pour les deux-roues motorisés ou l'usage du téléphone au volant. 
 

La zone de vidéoverbalisation en hypercentre

 

Comment fonctionne la vidéoprotection à Saint-Étienne ?

A quoi sert la vidéoprotection ?

C’est un outil d’aide à la sécurité publique.
Il s’inscrit, parmi d’autres moyens, dans le cadre des activités du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance.
Son but : prévenir les atteintes aux biens et aux personnes, identifier les auteurs, réguler la circulation urbaine, sécuriser les bâtiments et les sites communaux. La justice peut demander la communication des bandes vidéo lors de ses enquêtes.

Qui autorise l’installation des caméras ?

Les caméras installées par la Ville font l’objet d’une étude de leur intérêt local, d’une délibération du conseil municipal, puis d’une autorisation préfectorale délivrée pour 5 ans, après avis d’une «commission départementale».
Les caméras de vidéosurveillance installées dans un lieu privé fréquenté librement par le public relèvent aussi de la même procédure : autorisation du préfet, après avis de la commission. Ces dernières ne relèvent pas de la mairie.

Qui gère le dispositif ?

Des agents de police municipale, agréés par le procureur de la République et le préfet. Ils sont liés au secret professionnel et à l’obligation de discrétion. Le visionnage des images est effectué par le centre de supervision urbaine, organe rattaché à la direction de la police municipale. L’accès est réservé au personnel habilité.

Ma vie privée est-elle protégée ?

La protection de la vie privée est garantie par la Convention Européenne des Droits de l’Homme et des Libertés, par des lois et des décrets.
Les personnes peuvent faire d'usage, conformément à la loi informatique et liberté et le code de la sécurité intérieure, de leur droit à l'image en saisissant la Ville par courrier en recommandé ou se renseigner au 04 77 48 54 85.

Par quels moyens ?

Les caméras ne doivent pas filmer les lieux de notre vie privée : par exemple, les entrées d’immeubles, ou l’intérieur des habitations. Lorsqu’une caméra est à la hauteur des fenêtres d’habitation, il existe un système d’occultation.

Quels sont mes droits si j’estime qu’il y a une atteinte à ma vie privée ?

Je dois m’adresser dans les 8 jours de la prise de vue au Président du comité d’éthique (Ville de Saint-Étienne, Hôtel de ville, BP 503, 42007 Saint-Étienne Cedex 1) pour l’accès à l’enregistrement des images.
Je peux, par lettre simple, faire toute remarque sur le fonctionnement du système de vidéosurveillance. Je peux aussi saisir la commission départementale qui siège auprès du préfet (2, rue Charles de Gaulle - 42000 Saint-Étienne).

Que deviennent les images ?

Elles sont conservées pendant 15 jours au maximum. Au-delà, elles sont détruites, sauf si la justice est saisie.

Comment repérer les caméras ?

La loi prescrit que le public est informé de manière claire et permanente de l’existence d’un système de vidéosurveillance et de l’autorité à qui s’adresser pour exercer le droit d’accès aux images prises. La Ville met en place ce dispositif de signalisation. Le plan des installations est consultable à l’Hôtel de ville. Les zones vidéosurveillées sont indiquées par des panneaux signalétiques.

 

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